Keis que ça tient chaud !

10 janvier 2019 BRAAP

Cette année, l’hiver a mis pas mal de temps à arriver mais depuis quelques jours je crois qu’on peut enfin le dire : « on y est » ! Louis Beurdeley que vous connaissez peut-être déjà car il distribue la marque Suisse Enduristan, est aussi importateur pour une marque de vêtements chauffants nommée « Keis ». Pas rancunier (après mon découpage du sac Enduristan Hurricane) et très sûr de la qualité des produits Keis, me voilà à tester grâce à lui une paire de gants chauffants qui tombent bien vu les températures. Alors, Keis qu’on en dit ? (promis, je vais essayer de pas trop la faire, mais c’est trop tentant :D)

Prise en main (#lol)

À la découverte des gants, le premier truc qui frappe c’est la légèreté. On dirait des gants demi-saison et l’impression se confirme quand on les enfile. Pas de grosse doublure épaisse juste un intérieur en polaire légère, du coup on se sent très bien dedans et n’amène aucun problème de sensibilité des commandes. Pour info je porte en permanence des sous-gants fins en coton, de chez Décat, plus faciles à laver que l’intérieur des gants…

Au chapitre des doublures on note une étiquette « Hipora », donc une membrane étanche. J’ai eu l’occasion de rouler sous la pluie avec et cette membrane fait très bien le boulot et laissant l’intérieur du gant bien au sec.

Petit détail qu’on retrouve sur beaucoup de gants hiver, l’index gauche possède une petite raclette pour nettoyer sa visière sous la pluie. Plutôt souple on ne la sent pas, et elle est efficace en roulant.

La plupart du gant est en cuir. C’est bête mais c’est le genre de truc qui me donne l’impression d’avoir à faire à de vrais gants moto « route ». On arrête pas de le dire, mais face au bitume quand on parle de résistance à l’abrasion rien ne vaut la peau de vache (sauf peut-être certaines matières très techniques à base de Kevlarcéramiquotitanemachinchose).

Pour faire court, on est bien dedans. Check !

Dérouler du câble

Ces gants sont filaires, c’est à dire qu’il sont directement reliés à la batterie de la moto. Un désavantage ? Oui et non. Déjà ça veut dire que l’alimentation se fait en 12V, ce qui sous-entend une puissance de chauffe supérieure à la plupart des modèles à batterie intégrée (7.4V pour les Heat3 de chez Racer par exemple). Ensuite ça veut dire que le gant reste léger, et que rien ne vient créer d’épaisseur disgracieuse ou gênante.

Par contre, il faut quand même installer tout ça et penser au petit rituel de branchement quand on monte sur la moto. On a donc une petite prise qui dépasse de sous sa selle et qui est reliée à sa batterie. À noter qu’un fusible est là pour éviter de se transformer en grillade en cas de problème, sympathique attention.

Un grand câble en « Y » est livré pour se brancher. Je l’ai installé dans la doublure de ma veste, en faisant ressortir les branchements par les aérations situées sur les avant bras. Discret et pratique, il suffit de brancher une fois les gants enfilés.

À noter la possibilité de commander des batteries 12V à glisser dans ses poches pour ne plus avoir de câble entre la moto et vous (mais toujours le « Y » dans votre veste, les gants n’étant pas conçus pour recevoir les batteries). Autonomie de 2 à plus de 6h, suivant le modèle.

Chauffe Marcel

Deux boutons, un sur chaque gant. Un appui long et ça démarre sur la position rouge, un appui court et on passe en orange, un autre en vert avant de recommencer le cycle. Si tu suis bien, ça fait donc :

  • Cliiiiiiiiiic *s’allume rouge* : Chauffe-chauffe-chauffe
  • Clic *s’allume orange* : Chauffe-chauffe
  • Clic *s’allume vert* : Chauffe
  • Clic *s’allume rouge* : retour au Chauffe-chauffe-chauffe

Mode d’emploi des plus précis. Y’a pas de quoi.

Miracle, ça chauffe tout de suite et même plutôt fort en position rouge. Testé sur trajet autoroutier par 3-5 degrés, je suis redescendu en position intermédiaire pour plus de confort. Le vert est parfait vers les 7-10 degrés, couplé à un petit coup de poignées chauffantes c’est royal.

Il faut savoir que si je ne souffre pas trop du froid, j’ai pourtant les mains vite gelées et donc plus trop de sensibilité des commandes. Depuis que je suis passé à ce système, c’est le jour et la nuit.

J’ai retrouvé le plaisir de pouvoir freiner à moto, merci Keis

(c’ui qui freine, c’est un lâche)

Les points à revoir

Et oui, il y en a quand même un ou deux. Deux en fait.

1. Pas de retour tactile

Ou alors, c’est très (mais trèèèèèès) pénible. Un gros défaut à mes yeux pour une paire de gants sortie en 2019, de ne pas offrir une zone compatible avec les écrans de smartphones. Même si ce n’est pas avec des gants moto que vous allez taper vos messages, c’est toujours pratique de pouvoir bidouiller un truc sur Waze…

2. Chauffe perfectible au bout des doigts

Je chipotte un peu là, mais j’aurais apprécié sentir un peu plus de couverture sur les dernières phalanges. Globalement ça chauffe bien et le gain de confort est vraiment perceptible, mais…

Conclusion

Ça faisait un moment que je regardais les gants chauffants avec envie, mais leur relative épaisseur me posait problème. Le fait de devoir les brancher m’a un peu freiné au départ, mais on s’y fait vite et ça devient un automatisme comme un autre.

Ça reste un investissement (270 € chez Keis) mais c’est dans la moyenne de la concurrence et la marque anglaise a la grande classe toute british de garantir ses produits à vie. Quand on parle de produits avec des connectiques, des circuits de chauffe etc, c’est un très bon point à mes yeux qui justifie déjà le prix.

J’adore ces gants, parce que je n’ai pas l’impression de porter des moufles, qu’ils répondent à mes critères de sécurité pour la route et qu’ils font très bien le job par tous les temps.

Si vous êtes sur Paris et que vous hésitez à les commander, je ne peux que vous conseiller de passer chez Reuilly Moto (59 Blvd Poniatowski), qui distribue la marque Keis et qui pourra vous faire profiter de toute son expertise afin de choisir la taille adaptée !