Hurricane 25 : le sac à dos, de selle

28 août 2018 BRAAP

Voilà maintenant 4 mois que j’ai reçu de la part d’Enduristan un sac à dos Huricane à tester, le grand modèle de 25 litres accompagné de sa poche à eau et d’une poche additionnelle « Add Pack ».

Après avoir réalisé une petite série de photos en mode « produit », j’ai donc commencé à l’utiliser de temps en temps, que ce soit dans la vie quotidienne où lors de sorties TT. Sinon j’ai aussi un chat, mais on va s’arrêter là et s’intéresser à ce qui vous a fait cliquer sur cet article, et à la grande question…

« Alors, il est bien ou pas, ce sac à dos ? »

Mmmpphhhhh….. M-mmmmouais ?
Et là vous vous dites « mais quel c**, on lui file un sac à 220 balles, une poche à eau à 40 et une poche à 27 (287 euros. Oui, quand même) et en plus il arrive à se plaindre ».

Bah ouais. #drama.

Commençons par faire un petit tour du propriétaire, et des détails du sac. Vous allez voir, tout n’est pas si noir.

Enfin si en fait, il fait tout noir dans ce sac ! Mais elle est où la bonne idée d’avoir un intérieur rouge pour retrouver plus facilement ses affaires, m’sieur Enduristan ? Un détail d’accord. Mais c’est dommage.

Vous voulez des poches ?

Le sac se compose d’une grand poche principale et de deux plus petites. La première est sur le dessus du sac, et a la bonne idée d’être modulable. Soit on la déploie entièrement en la fixant au scratch intérieur, soit on la laisse pliée et rangée le long du dos. La seconde poche est accessible par en dessous, et est vantée par Enduristan comme étant un emplacement tout trouvé pour votre Tool Roll. On ne va pas revenir sur la perspicacité de cette idée, visiblement c’est un bon point pour certains de pouvoir placer une clé à molette le long de vos lombaires en moto (L1 à L5, on parle de vous).
Le bon côté, c’est qu’on peut aussi y mettre des choses moins dangereuses (un rouleau de PQ en accès rapide, je dis ça, je dis rien…).

Plouf

L’excellent point de ce sac, c’est son étanchéité, et sa construction générale. Ce truc est indestructible, et résiste à quasi tous les traitements humides ou poussiéreux possibles (si les zips sont correctement fermés, mais c’est évident…). On peut trouver le tarif excessif, mais quand on détaille les zips, les coutures, les matières… On trouve ça toujours excessif, mais on sait qu’on ne s’est pas fait arnaquer. Ce sac va durer, et va remplir son job qui est de protéger son contenu à la perfection. Vraiment, bravo.

Un intérieur de luxe

À l’intérieur on retrouve deux (petite et moyenne) poches zippées pour vos papiers, des petits filets et une petite attention sympathique : un anneau avec un clip pour arrêter de paumer vos clés quand vous descendez de votre monture. Un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.
Une cloison est censée pouvoir accueillir un ordinateur portable. Pas trop gros, plutôt une tablette en fait, sur les photos mon portable 15″ ne passe pas (d’autant que la forme évasée du sac pose vite un problème). Ça reste quand même pratique : on peut y glisser des cartes papier par exemple.

À l’extérieur deux poches à filet s’ouvrent et peuvent sans problème accueillir une bouteille d’eau à droite, et le pastis à gauche (l’inverse marche aussi). Même topo que la trousse à outil, pas super safe, mais un peu moins exposé. Sur le devant du sac un élastique et une poche maillée, pratique pour y glisser du petit bazar (la poche ferme avec un scratch).

Et sinon, sur le dos ça donne quoi ?

Le Hurricane est très confortable. Les deux zones d’appuis lui confèrent une bonne stabilité, et c’est censé respirer. Pour être honnête la respiration, au dessus de la dorsale je n’ai pas trop eu l’occasion de la tester. Une poche dédiée à la poche à eau est accessible par en haut, et reçoit la (magnifique) poche Hydrapak de 2,5 litres, extensible à 3 litres. Ok quand elle est pleine elle a un peu tendance à faire une bosse, mais rien de bien méchant. Cette poche vaut l’investissement :

  • Lavable : on peut l’ouvrir très largement, et elle est réversible pour la laver efficacement
  • Solide : en TPU sans BPA ni PVC, j’ai rien compris non plus, mais c’est solide
  • Pratique : fermeture par barrette, tuyau clipsable, capuchon anti poussière, pas de fuite. Le côté modulable pour ajouter 0,5 litre est aussi un plus sympa. En bivouac un demi litre de plus, c’est toujours bon à prendre.

Concernant le portage… Une fois sur le dos, ce n’est pas si mal si vous avez une veste « normale » et que vous prenez le temps de bien régler les sangles du bas (bien trop de longueur d’ailleurs, mais mieux vaut trop…), et les sangles du haut (pour placer le clips central au niveau du sternum). Dommage que ce clip central n’ait pas un petit réglage d’écartement d’ailleurs, ça m’a manqué pour être parfaitement à l’aise.

Une fois sur le dos, malgré le volume conséquent du sac, on ne le sent presque pas. Il repose peut être un peu trop sur la selle, mais ça a son bon côté pour se soulager. Et il faut bien caser les 25 litres quand même… Il ne limite absolument pas les mouvements, et étant bien planqué dans le dos avec rien qui dépasse, pas de risque d’accrocher une branche en roulant. Pas grand chose à dire sur la ventrale, qui fait son job sans se faire remarquer (et donc, qui le fait bien).

Par contre.

Le détail que j’ai trouvé insupportable sur ce sac, c’est qu’en le saisissant pour le mettre sur ses épaules, on fait remonter et sortir de son emplacement la sangle supérieure. Sur la photo vous pouvez voir que ça crée un bourrelé au niveau du clip du sternum, et c’est très désagréable. Il ne reste plus qu’à le reposer, rentrer la sangle et réessayer. On peut le mettre en le prenant par la grosse poignée supérieure (très pratique à l’arrêt ceci-dit), mais le mouvement n’est pas du tout naturel.

Pourquoi avoir laissé passer un défaut aussi énervant, quand tout le reste est aussi bien conçu ?

Un excellent sac à dos de selle

N’étant pas un grand fan de l’idée d’avoir trop de choses dans le dos, j’ai rapidement accroché ce sac à ma selle. Que ce soit en TT ou sur route, une fois fixé grâce aux RokStraps dont la boucle est compatible avec les quatres sangles de compression du sac, c’est le bonheur. Il épouse parfaitement l’arrière de l’Africa avec sa forme un peu effilée, et tient très bien en place. La poche « du dessous » se retrouve très facilement accessible à l’arrière de la moto, et je n’ai aucune crainte pour le contenu.

Après une petite session couture et découpage, j’ai gardé une option de portage sur le dos pour les arrêts, et supprimé toutes les autres sangles pour qu’il colle à la selle. Âme sensible, s’abstenir.

 

Je suis conscient que cette histoire de sangle est une fixette perso qui ne sera pas un problème pour la plupart d’entre vous, ce petit soucis de conception mis à part je ne peux que vous conseiller le matériel créé par Enduristan pour sa solidité à toute épreuve, et la foule de petits détails bien pensés (d’où la frustration d’un problème de sangle aussi bête). À noter le petit patch velcro personnalisable, une petite attention bien sympa qui a son utilité : celle de se la péter à mort une fois arrivé au café…

Pour en voir plus et notamment comment ne pas réussir à détruire ce sac, je vous invite à visionner la vidéo du collègue GalorV6, bien plus exhaustive :
https://www.youtube.com/watch?v=8ueWJ5HT_wo