Le cuir, l’ami du motard : tout un symbole à lui seul (parfois accompagné de moustache, mais c’est une autre histoire). Du mythe du loubard lover à la Travolta dans Grease, au blouson noir des années 50 bercé de rock et de fureur de vivre, il crystalise les fantasmes du bad boy motorisé que vous êtes (mais si, mais si…).

Vous l’avez trainé partout, il a pris le froid, la pluie, le vent, le soleil, et ça commence à se voir ? Voilà comment le faire repartir comme au premier jour pour 10 euros (et un peu d’huile de coude, bah ouais).

Premier truc, votre cuir est fait en… cuir. Et ouais ici c’est de l’info solide ! Donc en peau, simili-morte qui plus est (ça casse un peu le glamour ?). Ce qu’il faut avoir en tête c’est que cette matière a beau ne plus être sur la gentille vache d’origine, elle reste fragile et demande du soin. Le principal problème est l’assèchement, vu les conditions dans lesquelles on évolue en moto le cuir souffre assez vite. Conséquence de cet assèchement, il perd sa souplesse et son imperméabilité (déjà pas franchement terrible de base).

Un autre problème moins évident mais néanmoins important, est l’encrassement du cuir. Sur la route les particules fines du moteur préféré de nos compatriotes vous repeignent joyeusement. Et le cuir, comme toute peau qui se respecte, retient très bien ces poussières au sein de ses micro-plis.

Vous l’aurez compris, on va commencer par nettoyer le cuir avant de le nourrir. Pour ces deux étapes on va passer au rayon équitation de chez Decathlon (oui, ou autre, soyez pas si pointilleux) et votre mission sera de mettre la main sur deux choses (en évitant les bambins en trottinette) :

Le savon est là pour décrasser et nourrir légèrement, on humidifie le bloc et on frotte doucement, rincer à l’éponge humide et sécher au chiffon. Ce savon est à privilégier car en cas de rinçage approximatif il ne va pas agresser le cuir (intérêt de la glycérine). Laisser sécher.

Le graissage, perso je le fait avec un petit bloc de mousse. Question quantité et application vous pouvez y aller, c’est cette graisse qui va pénétrer le cuir du blouson et le nourrir en profondeur. C’est le moment de dire à votre blouson combien vous l’aimez en le massant sensuellement, en passant vos petites mimines agiles dans tous les plis et replis, il vous le rendra ! Une fois le cuir bien imprégné laissez sécher toute une nuit, au besoin en passant un coup de brosse pour uniformiser le séchage de temps en temps (pas la peine de vous lever en pleine nuit pour autant, ça peut attendre le lendemain). Une fois sec, passez un coup de chiffon si vous voulez que ça brille comme au premier jour, et voilà.

A noter, ce traitement est recommandé pour les cuir épais; un cuir plus souple et fin nécessite une fine couche de graisse et son nettoyage doit être plus light. D’ailleurs de l’avis même d’une amie qui travaille dans le cuir (dans la mode, tsssss), le « prêt à porter » est souvent plus fin et se nourrit très bien avec un coton et de la crème pour le corps : comme je le disais au dessus, ce n’est jamais que de la peau !

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