Il semblerait qu’un certain nombre de grands débutants commencent à préparer les randos de l’année… Et du coup se posent quelques questions sur « quoi prendre » en priorité. On va donc faire une petit tour d’horizon des choses qui me semblent importantes et constituer une petite checklist basique pour bien démarrer.

Avant d’attaquer, je précise qu’il s’agit d’une sélection qui dépend beaucoup de chacun et de son envie d’indépendance. Et l’indépendance a un prix, l’encombrement (et le poids). Faut pas croire, un bazar plus un bazar, ça fait vite… trois bazars (il faut bien transporter les deux premiers bazars).

Outillage et réparation

Un kit anti crevaison (tubeless)

Pour les tubeless, c’est un must-have. Vous allez rouler sur des surfaces plus ou moins agressives, dans des chemins plus ou moins entretenus, avec souvent le passage d’engins d’exploitation des champs alentours. Silex, pierres planquées sous la boue, ferraille abandonnée… Vos pneus vont tout se prendre, y aller sans moyen de réparation c’est jouer à la roulette russe.

Chambre à air, démonte pneu, etc. (pneus à chambre)

La chambre à air a l’avantage de permettre de rouler avec des pressions plus basses, ce qui en fait un choix courant en offroad (cf. la CRF1000, qui est faire pour ça…). Par contre en cas de réparation sur le bord du chemin, c’est un peu plus galère. Je vous renvoie sur la vidéo réalisée avec l’aide d’Hilario et de Michel, qui vous apprendra tout ce que vous devez savoir sur le changement de chambre, et même plus.

De l’air

Cartouche CO2, pompe à main voir même compresseur, toute les options sont bonnes. À noter quand même que si vous êtes en tubeless et que le pneu déjante pendant la crevaison… Vous aurez peut-être un peu de mal à retrouver l’étanchéité suffisante pour regonfler sans compresseur.

Le fameux Toolroll

Parce que c’est plus classe que « trousse à outils », mais dans le fond c’est la même chose 😀

Là, c’est plutôt open. L’idée dans l’ensemble étant de se limiter aux tailles présentes sur votre moto… car ça pèse vite lourd.

  • Un paire de gants méca, parce que remettre ses gants moto avec du cambouis partout, c’est dommage non ?
  • Un multitool type Leatherman, pour avoir la pince, une lame, tournevis plat et cruciforme, le reste c’est de l’option.
  • Un jeu de clé Allen avec les tailles de tête présentes sur votre moto.
  • Un jeu de clés (plates, douilles, repérez les boulons sur votre moto et quel outil est le plus pratique pour vous).
  • Des colliers plastique (Serflex), utiles presque à chaque fois.
  • Du scotch américain, ou au minimum électrique si vous voulez du compact.
  • Un tube de pâte epoxy bicomposant. Ça répare un carter fendu, presque à chaque fois. Presque.

Camping et bazar

Pour le bivouac du soir, l’avantage des randos courte durée où tout est prévu c’est que vous n’avez pas grand chose à promener. Une tente, un duvet et un matelas, c’est à peu près tout. Si vous n’avez pas fait de camping depuis un moment, n’oubliez pas l’indispensable duo lampe frontale / PQ… Autre petit truc que vous aimerez avoir, c’est des bouchons d’oreille. La nuit, le doux ronronnement des moteurs laissera la place au moins doux ronronnement de votre voisin de camping…

 

Dans la série bazar, le manomètre c’est toujours pratique pour dégonfler ses pneus, et une corde ou une bonne sangle me semble impératif à avoir dans un coin. Ne serait-ce que pour vous tracter en cas de gros pépin mécanique, pour sortir votre belle d’un bourbier, etc.

À partir de mai-juin, le camping devient plus doux, mais ne sous estimez pas le froid la nuit. Un duvet adapté, et un matelas gonflable qui vous isole du sol, et vous dormirez comme un bébé. Pour infos, les duvets ont souvent deux températures indiquées : la température de confort, et la température limite. Cela correspond à la capacité du duvet à maintenir l’équilibre de votre température corporelle en position allongé (confort), et recroquevillé (limite). Un équilibre, ça veut dire que vous n’allez pas vous réchauffer… Donc n’hésitez pas à prendre « un peu plus chaud » si vous êtes frileux. Au dépend de l’encombrement.

De l’eau !

Ça passe souvent à la trappe dans l’excitation du départ. On vérifie 50 fois qu’on a bien le chargeur du GPS, mais on zappe qu’on va se dessécher en une heure sur la moto. Pour être bien, comptez environ 2 litres pour une journée de rando. Le plus simple à mon avis c’est d’utiliser une poche à eau : on l’a toujours sur soi (2l d’eau à mettre sur une moto, pas pratique), pas besoin d’enlever le casque pour boire une gorgée, et du coup on boit de petites quantité régulières. Niveau confort c’est super, et ça coûte moins de 10 balles à Decath.


Voilà pour un premier jet, n’hésitez pas à commenter pour nous donner vos petites astuces, ou LE truc indispensable auquel je n’ai pas pensé. Je rajouterai au fur et à mesure, mais voilà de quoi commencer à vous dire que vous n’aurez jamais assez de place pour tout prendre 😉

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