Valentin c’est un p’tit mec de Mulhouse. Ce pourrait être « l’ami de trente ans » de Botan s’ils n’avaient pas à peine vingt piges chacun. Après avoir fait les 400 coups ensemble au guidon de leurs mobs tapées à mort, ils s’en sont allés passer le gros cube, histoire d’attaquer les choses sérieuses.

Et c’est là que ça a commencé à se corser. La mère de Valentin n’était pas du tout, mais pas du tout emballée à l’idée que son fiston chéri passe le permis A. Qu’à cela ne tienne, c’est en cachette qu’il s’inscrit à la moto-école. Pas question de rater cette nouvelle aventure avec son pote.Pas question de rater cette nouvelle aventure avec son pote. Plutôt dégourdis au guidon, les deux garçons ont assez rapidement leur précieux sésame en poche. En avant pour la chasse à la perle rare. Mais toujours dans le dos de Maman. Pour Botan, c’est la douche froide : étudiant ayant à peine de quoi se payer ses crayons, impossible pour le moment d’investir. Il restera encore un peu au guidon de son 125 DT. Pour Valentin en revanche, bossant en alternance, il a assez de pépettes pour se lâcher. Enfin, ça reste relatif hein. Sur le site où les coins sont bons il déniche une authentique 650 Tengaï affichant fièrement ses 60 000 bornes pour 1 000 balles. Il a un coup de foudre. La force de Valentin, c’est qu’il n’y connaît rien en bécane. Mais rien du tout. Les mono kawa pas réputés pour venir vieux ? Lui ne savait pas. Et, du coup, magie de l’innocence, elle marche très bien sa machine. Débarquant un soir chez lui avec, il place sa mère devant le fait accompli : « Ciel, mon fils est motard ».

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